PANTHEON

Le Panthéon de Rome est un édifice religieux de la Rome antique qui fut à l’origine le temple de toutes les divinités de la religion antique, transformé en église chrétienne au VIIe siècle. C’est le seul monument du monde antique gréco-romain qui nous soit parvenu pratiquement intact du fait qu’il n’a cessé d’être utilisé depuis sa construction.
Son nom vient du grec πάνθειον (Pántheion), adjectif qui signifie « de tous les dieux », transformé en Pantheon par les auteurs latins. Le Panthéon comporte la plus grande coupole construite dans l’Antiquité qui ait subsisté. Ce fut la plus grande d’Europe occidentale jusqu’en 1436, date d’achèvement de celle de la cathédrale de Florence, construite par Filippo Brunelleschi. Selon certains auteurs, la conception du nouvel édifice pourrait être l’œuvre de Apollodore de Damas, architecte contemporain d’Hadrien et particulièrement expérimenté. Malheureusement, aucun document n’atteste cette hypothèse. Quoiqu’il en soit, les Romains maîtrisaient parfaitement les techniques de l’art du bâtiment, après l’impulsion apportée par les projets novateurs de Néron, suivis des réalisations colossales des Flaviens et de Trajan. L’expérience romaine dans la construction de vastes coupoles est attestée par la coupole dans la domus aurea de Néron et par les vestiges archéologiques de thermes de Baïes : coupole de 26 m au prétendu « temple de Venus », de 29,5 m au « temple de Diane », et de 38 m au temple d’Apollon, près de Baïes, toutes antérieures au règne d’Hadrien. La capacité à mobiliser efficacement une main d’œuvre nombreuse, l’usage combiné de la pierre, de la brique et du mortier, la technique du bétonsur coffrage étaient les savoir faire romains qui contribuèrent à la reconstruction du Panthéon. L’esthétique ne fut pas en reste, comme le montre l’analyse ci-dessous des nombreux effets géométriques, du choix décoratif des matériaux et du travail sur l’éclairage intérieur du temple. Intérieurement, la voûte s’inscrit dans une sphère parfaite de 150 pieds romains, soit 43,30 m de diamètre, d’une hauteur égale de 43,30 m. Cette sphère théorique est donc tangente à la surface du sol. Elle est nervurée par 140 caissons en stuc, disposés sur cinq rangées de taille décroissante qui laissent libre la calotte du sommet. Cette calotte est percée d’un oculus central de 8,7 m de diamètre. Détail des caissons, montrant le décentrage des alvéolesUne observation attentive des caissons montre que les rectangles qui les modèlent sont légèrement décentrés vers le haut. En effet, ces moulures ne sont pas centrées sur le milieu de la sphère inscrite dans la coupole, mais sur la base de cette sphère, qui correspond au centre du sol de la rotonde. Cette subtile correction crée un effet de perspective rayonnante pour l’observateur qui se tient au centre du temple. Les trous présents dans les caissons et dans la calotte laissent supposer la fixation d’éléments décoratifs en bronze. Certains dessins modernes de reconstitution proposent des étoiles de bronze, en symbolisme de la voûte céleste. L’oculus sommital est renforcé par un cercle de bronze. Il est l’unique source de lumière directe, car l’entrée de la cella est tournée vers le nord et protégée par le pronaos. Il projette un ovale de lumière qui défile lentement sur les caissons de la coupole, ajoutant à la magie du lieu. Extérieurement, la partie supérieure de la coupole était couverte de tuiles de bronze doré

 

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